L’ASTHME

C’est une pathologie fréquente, le cause est en général l’allergie. Cette dernière n’est pas une maladie, c’est juste la réaction du corps aux allergènes. Il existe 4 manifestations du corps aux allergies :

Les canaux dans la tête => sinusite

Les poumons => asthme

La peau => eczema

Les aliments => diarrhées

Médicalement parlant on appelle une allergie, une réaction allergène. Les allergènes viennent de l’extérieur et quand ils rentrent dans le corps, celui-ci fabrique des anticorps, cela peut provoquer une inflammation et dans le cas de l’asthme, cette réaction se passe au niveau des bronchioles terminales.

La tranchée se divise en 2 bronches, qui se divisent, se sous-divisent en bronchioles (taille d’un cheveux). Chaque bronchiole se termine par une poche d’air appelée alvéole. L’air oxygéné passe dans ces alvéoles pour ensuite entrer dans le sang et aller vers le cœur, puis l’air chargé en Co2 revient du cœur par le sang pour retourner dans l’alvéole et être expiré.

Les alvéoles sont formées de 3 couches : une fibreuse, une couche musculaire fibreuse au milieu et une couche musculaire intérieur. L’air passe par l’humène, le trou/l’espace au centre de l’alvéole.

Quand on est enrhumé, les membranes muqueuses gonflent, il y a beaucoup de liquide (mucus), les muscles du nez se tendent et le passage de l’air dans le nez est plus difficile. Dans les alvéoles, c’est le même principe : s’il y a contact avec un allergène qui dérange, de nombreuses cellules inflammatoires vont s’accumuler, ce qui va encore réduire davantage l’espace (l’humène) pour que l’air passe.

Il y a 4 raisons qui font que l’humène peut se réduire :

  • Gonflement de la couche muqueuse
  • Augmentation de la production de mucus
  • Contraction musculaire
  • Accumulation de cellules inflammatoires à l’intérieur

La réaction allergique survient en général instantanément, elle ne se développe pas progressivement, cela arrive d’un coup.

Les effets que l’on observe chez le patient, en cas de crise aigue :

  1. L’air ne peut plus rentrer et sortir correctement or notre vie dépend de l’air. Notre corps va alors essayer de faire son possible pour retrouver sa respiration. Le patient va respirer très fort, il va utiliser tous les muscles du corps pour aider l’air à sortir et à entrer. Les parties les plus concernées sont les abdominaux, la gorge et les épaules.
  2. Une forme de liquide (glaires) se produit et bouche les alvéoles, l’humène est réduit et l’air ne passe pas bien donc la personne va tousser pour essayer de se débarrasser du liquide, comme le passage de l’air est réduit la personne siffle. Cette difficulté à respirer s’appelle la dysponée (sifflements + toux + crachats).
  3. L’état de panique se déclenche comme elles ont l’impression qu’elles vont mourir, un peu comme quelqu’un qui se noie. Beaucoup pensent que c’est leur dernier moment de vie. LA PANIQUE EMOTIONNELLE AGRAVE LE SYMPTOME et la crise d’asthme est donc prolongée par la crise de panique. Les personnes s’assoient car elles ne peuvent plus rien faire. La crise de panique aggrave l’asthme.

Différentes formes d’asthme :

  • Chez les bébés, c’est héréditaire et normalement cela disparaît par la suite quand ils grandissent. Il y a de très bons médicaments pour éliminer les symptômes aigus, sous forme inhalatoire et l’effet est immédiat. Je suggère à tous les patients d’avoir leur inhalateur avec eux tout le temps, cela les rassure sinon ils s’inquiètent et c’est là que la crise d’asthme peut alors se provoquer.
  • L’asthme installé chez l’adulte : normalement si l’asthme est allergique, cela vient par épisodes et cela repart. Mais dans certains cas l’allergie est permanente et les symptômes aigus ne baissent pas, les personnes sont perturbées pendant plusieurs semaines, c’est une complication. Dans ce cas là c’est un cas d’urgence médicale et il faut aller à l’hôpital.

Chaque patient à un facteur aggravant : la météo, l’activité physique, exposition à un allergène, etc. Donc le patient doit bien observer son environnement extérieur pour voir dans quel cas la crise intervient. Beaucoup d’enfants disent qu’ils ont une crise après avoir mangé une glace mais après 6 mois de pratique de Yogathérapie, ils peuvent manger de la glace sans déclencher de crise ensuite.

3 catégories d’asthme :

  • Kapha : beaucoup plus de liquide à évacuer
  • Kapha/pitta : colérique
  • Kapha/vatta : peur de la mort

QUELLE YOGATHERAPIE POUR LES ASTHMATIQUES ?

Tout d’abord, il est suggéré de prendre le traitement médical pendant les crises, en général l’inhalateur est le plus rapide et on amène la yogathérapie en dehors des crises pour espacer les crises dans un premier temps et travailler sur les incidences des crises. Les 4 étapes suivantes sont à combiner ensemble dans une pratique individuelle selon le patient, après consultation et bilan effectué en fonction de la personne :

Première étape : enseigner la respiration abdominale (80 % de l’air qui va être amené dans les poumons). Un asthmatique ne doit pas respirer que par la poitrine. Commencer par la respiration abdominale allongée avec les mains sur le ventre.

Sur le dessin au-dessus, on voit bien que lorsque le ventre se gonfle sur l’inspire, le diaphragme descend et il y a donc plus de place pour que l’air rentre dans les poumons. Sur l’expire, le ventre rentre et le diaphragme remonte ce qui aide à vider un maximum l’air chargé en CO2, les poumons se vident mieux et cela permet de redynamiser la zone d’apana (bas ventre) et apporte plus de détente. Plus l’expire est longue, plus on se débarrasse des toxines du corps, on apaise le système nerveux, la détente s’installe et on va vers le lâcher prise.

Il fait enseigner l’ouverture de la région de la poitrine, il faut ouvrir Anahata chakra, ce qui permettra d’être psychologiquement et émotionnellement plus fort, surtout pour les asthmatiques qui paniquent pendant les crises. La personne va apprendre petit à petit à mieux garder son sang froid pendant une crise et se faire confiance.

Deuxième étape : Améliorer l’expiration.

L’inspiration est naturelle. A l’inspire, les parois thoraciques grandissent, le diaphragme s’ouvre et cela crée beaucoup d’espace autour des poumons. L’air va essayer de remplir ce vide, l’air de l’atmosphère va trouver un endroit pour entrer. Dans le cosmos, on ne crée pas de vide, il va se remplir automatiquement, c’est naturel.

Pendant l’expiration, le processus n’est pas naturel, il faut mettre en œuvre le processus pour que l’air désoxygénée s’en aille : le diaphragme remonte, les muscles thoraciques compressent les poumons et les muscles abdominaux vont aussi compresser le diaphragme. Pendant la crise, les épaules vont aussi compresser les poumons et comme le patient est contracté, les bronchioles sont compressées dans tous les sens si bien que l’humène se rétrécit encore plus.

Il faut donc entraîner la personne à bien expirer pour être en capacité de mieux gérer les crises. On proposera donc des postures avec des flexions avant (pascima) pour favoriser la compression du ventre et faire sortir l’air. On propose aussi les torsions. Certaines postures inversées sont bonnes mais au cas par cas et il faut y aller en douceur.

Troisième étape : améliorer l’ensemble des capacités respiratoires hors crise.

Petit à petit, il faudra introduire Antar Kumbhaka (rétention poumons pleins) et Bahya Kumbhaka (rétention poumons vides).  Tous les effets thérapeutiques sont amenés avec les 4 phases de la respiration (Inspir – Antar Kumbhaka – Expir – Bahya Kumbhaka).

Quatrième étape : renforcer tout le système respiratoire et une fois qu’il est fort, il pourra se défendre contre l’attaque, il pourra gérer, il faut donc renforcer le système du vayu prana (la zone de la poitrine).

On conseille les postures inversées puisque l’abdomen va venir forcer sur le diaphragme et compresser les poumons qui vont devoir se renforcer pour continuer à s’ouvrir malgré le poids. Les postures à faire en statique avec la respiration sont :

Utthanasana :

Adho Mukha Svanasana :

Dvipadapitham :

Sarvangasana :

Juste avant la crise : tout d’abord, il est conseillé d’avoir toujours avec soi sa ventoline. Une personne qui pratique régulièrement le yoga sera plus à l’aise pour utiliser la technique basée sur la loi de la physique :

LA LOI DE VENTURY

Dans l’asthme, le blocage est dans les bronchioles terminales, pour éliminer ce blocage il faut créer un autre blocage avant, mais où ? La réponse est sur le nez, c’est là où c’est le plus facile. Avant la crise, les asthmatiques ont toujours un moment avant où ils ressentent que la crise va arriver, il n’y a pas de temps précis, c’est la personne qui ressent. Dans ce cas-là, elle s’assoit confortablement, elle bouche la moitié des narines et prends des respirations naturelles, elles ferment en partie les narines (ne pas faire cette technique tout seul sans en avoir appris la méthodologie, consulter le yogathérapeuthe auparavant). Cette technique est à faire avant que la crise arrive, une fois la crise arrivée c’est trop tard.

La technique de la loi de Ventury a 2 effets :

  • Mental : la personne se dit « ça va aller » et elle a ce sentiment de contrôle, de maîtrise. Le changement mental peut réduire l’intensité de la crise car l’aspect psychologique est important pour gérer la crise.
  • Cela va vraiment déboucher l’autre extrémité !

Deux solutions pour les crises d’asthme :

  1. Si la personne a bien été préparée avec la yogathérapie, elle se sentira plus forte, ne s’inquiètera pas, se fera confiance car elle aura renforcé le système du prana et elle ne dépendra pas des attaques.
  2. Toujours avoir la ventoline avec soi, cela rassure la personne et évite la panique. Après s’être entrainé avec la technique de la loi de Ventury, la personne essaie avant que la crise arrive pendant 5 min et elle verra que la crise ne s’aggrave pas et peut disparaître. Dans tous les cas, la ventoline est à portée de main si la crise s’aggrave.

Quand les crises se répètent trop souvent et depuis longtemps, petit à petit la personne se recroqueville, elle est de plus en plus cyphosée et il faut donc lui donner de longues inspir + Antar Kumbhaka + postures d’ouvertures purva.

Pour une consultation Yogathérapie, me contacter par mail : auxportesduyoga60@gmail.com ou par téléphone : 0698268177.

Tarif : 50 € pour 1h – 1h30

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