LES RONFLEMENTS ET L’APNEE DU SOMMEIL

Pathologie de l’apnée

« Ap » veut dire « sans » et « Pné » veut dire « respiration ». L’apnée du sommeil est charactérisée par l’arrêt de la respiration. Comment cela se passe ? La personne s’endort, elle ronfle puis les ronflements augmentent et soudainement on n’entend plus aucun son, les muscles de la gorge se relâchent, ils gonflent et obstruent le passage de l’air d’où l’apnée. Pendant ces 2-3 secondes d’apnée, le CO2 augmente et cela va déclencher un signal/stimuli fort vers le cerveau pour qu’il stimule à nouveau la respiration. Les apnées peuvent arriver plusieurs fois dans la nuit, elles réveillent la personne dans son sommeil mais de façon inconsciente, du coup le sommeil n’est pas constant. Normalement on devrait dormir au moins 6 heures en continu donc la personne qui fait de l’apnée du sommeil est fatiguée le matin au réveil et pendant la journée. Cette pathologie est aussi héréditaire, chez d’autres personnes, elles se détendent tellement pendant le sommeil que les muscles de la gorge ne sont plus toniques. Quand on dort, le système nerveux qui influence les muscles dort aussi.

Le ronflement est souvent considéré comme un problème banal et sans solution. La yogathérapie propose des solutions pour les ronflements et l’apnée du sommeil. Au cours des années, les personnes qui ronflent peuvent développer le syndrome d’apnée du sommeil.

Facteurs aggravants : le surpoids, l’alcool, les somnifères, l’hérédité.

Risques engendrés par l’apnée du sommeil : il multiplie par 6 les risques d’accidents sur la route ou du travail liés à l’hyper-somnolence diurne (dans la journée). Dans 30% des cas, il est aussi la cause d’affections cardio-vasculaires, telles que l’hypertension artérielle, l’infarctus du myocarde ou les accidents vasculaires cérébraux (AVC). C’est la répétition d’épisodes d’arrêts respiratoires nocturnes qui entraîne des conséquences d’accélération cardiaque et un risque d’hypertension.

La yogathérapie pour les ronflements et l’apnée : il faut agir sur les muscles de la mâchoire et du pharynx

La posture du lion modifiée (Simhasana) : la faire en adaptation de la posture classique

  • Mettre Jalandhara Bandha en place
  • Inspir : lever la tête en tirant la langue et en faisant le rugissement du lion
  • Expir : rebaisser la tête, la bouche fermée (remettre Jalandhara Bandha)

Pour étirer et stimuler les muscles de la gorge, il faudra adapter les postures classiques de yoga avec un étirement de la nuque vers l’arrière, on favorisera les extensions arrière (purva) en amenant la tête vers l’arrière, en fonction de ce qui est possible pour la personne bien sûr. Exemple de postures avec étirement de la nuque :

En général, la personne est aussi en surpoids donc il faut travailler sur la région d’apana (bas du ventre) pour stimuler l’élimination : amener de longues expirations avec un chant sur l’expiration (Om hram, om hrim, om hrum, om hraim, om hraum, om hra). Il faudra aussi travailler sur Samana (zone du nombril : digestion, assimilation, distribution) en donnant des torsions.

On pourra aussi amener des postures comme Navasana (le bateau), des enchainements comme la salutation au soleil ou d’autres vinyasa choisis en fonction de la personne.

Dans tous les cas, il est conseillé de faire un check up dans un laboratoire, vous y passerez la nuit et on vous donnera un bilan complet. La médecine traditionnelle peut proposer de mettre la nuit un masque nasal pour ventiler avec pression.

Pour une séance individuelle de yogathérapie adaptée à votre constitution, il est préférable de consulter le yogathérapeuthe de votre région, il sera à même de vous donner les bonnes postures et respirations à faire selon votre individualité. Chaque personne est unique donc chaque pratique est unique.

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