TĀDĀSANA (= Posture de l’arbre droit ou le palmier qui s’étire)

Tāḍi   : arbre droit, palmier Asana : posture

Avec ses racines essentielles et invisibles, l’ancrage au sol, son tronc puissant et ses branches souples, tout en légèreté, liberté et lumière, l’arbre symbolise partout la force de vie. Le Rig-Veda considère l’arbre et plus spécifiquement le palmiercomme le pilier cosmique ou l’axe du monde qui relie lesénergies terrestres et célestes.

En Inde, le palmier joue un rôle pendant certaines cérémoniesen tant qu’élément cosmique servant de lien entrel’homme et le divin. Il reçoit des offrandes parce qu’ilsymbolise le fini et l’illimité.

Préparation :

La seule posture qui précède est la posture de l’égalité samasthiti. Elle consiste à se tenir debout avec un justeéquilibre du poids sur les plantes de pieds, les paumes vers l’avant, le regard fixé sur l’horizon.

Conseil pour prendre la posture :

  • Pieds réunis
  • Dressé en équilibre sur la pointe des pieds (Avec idéalement le poids sur les gros orteils et même en levant les autres doigts de pieds sans laisser les genoux tourner vers l’intérieur)
  • Membres inférieurs réunis et droits
  • Sans cambrer
  • Redressement naturel des courbures vertébrales
  • Les bras levés
  • Menton rentré (jālandhara bandha )
  • Bras en arrière des oreilles (si possible)
  • Soit les paumes jointes, soit les doigts entrelacés, mains retournées (voir variantes)
  • Les yeux ouverts

Respiration :

Pour un effet optimum et équilibré, il convient de privilégier l’égalité des phases respiratoires d’inspiration etd’expiration.

Allonger l’expiration jusqu’au double de l’inspiration, apportera davantage de détente. Une apnée après l’inspiration et après l’expiration jusqu’à la moitié de la durée de l’inspiration est favorable à l’équilibre.

Le rythme classique : inspir. 2, pause 1, expir. 2, pause 1, soit le rythme 2.1.2.1 convient parfaitement.

Prise de posture :

Posture de départ samasthiti, debout, menton rentré, les deux bras le long du corps, paumes ouvertes, jambesréunies, les yeux ouverts.

  1. Inspirer lever les bras par les côtés à la verticale.
  2. Expirer décambrer le bassin.
  3. Rester dans la posture 6 respirations (voir dessins). Revenir par lemême chemin dans l’ordre inverse.

Les effets :

  • Equilibre l’ensemble du corps et le mental
  • Renforce et rectifie la colonne vertébrale (muscles des gouttières), prévient le tassement vertébral
  • Renforce la base du tronc (prévient les sciatiques, soutient les organes de l’abdomen)
  • Renforce la voûte plantaire si l’appui est sur le gros orteil et les rotules tournées vers  l’extérieur
  • Renforce la face externe des chevilles
  • Stimule la circulation dont celle des membres inférieurs (prévient les varices)
  • Stimule la digestion, le transit intestinal (apaise l’aérophagie), les fonctions rénales
  • Prévient les problèmes de la prostate
  • Stimule la fonction ventilatoire
  • Élimine la dispersion sensorielle, émotionnelle, l’hyperactivité et améliore la concentration etl’équilibre
  • Appui sur les 2 orteils, ce qui oblige à contracter les ligaments externes des chevilles
  • Renforce les ligaments externes des chevilles
  • Améliore la concentration

Effets spécifiques à la torsion

  • Assouplit la région lombaire et prévient les sciatalgies en cours de grossesse
  • Rectifie la colonne dorsale et corrige la cyphose
  • Améliore l’élasticité thoracique et renforce les muscles intercostaux
  • Améliore la circulation des membres supérieurs
  • Tonifie le système nerveux moteur des membres supérieurs
  • Favorise la lactation de la femme enceinte
  • Empêche la descente des organes

Ayurveda :

Action principale, “tire” vers le haut de uras, poumon-cœur vers śiras, tête

  • Pitta la zone foie, vésicule biliaire, pancréas est activée
  • Kapha la zone du thorax est augmentée
  • Vāta le bas de l’abdomen est corrigé
  • Active les fonctions de pitta, surtout pācaka-pitta la “cuisson” dans l’estomac
  • Renforce les fonctions d’élimination apāna vāyu
  • Agit sur l’intelligence, la mémoire, la force intérieure, le courage sādhaka pitta ( par apāna vāyu et pācakapitta car cet āsana agit sur uras poumon-coeur, l’activateur de pitta et Apāna vāyu )
  • Corrige les fonctions de vāta
  • Soutient la force de l’appareil locomoteur, du coeur et de la respiration avalambhaka kapha donc, la lubrification articulaire, śleshaka kapha.

Contre-indication :

  • Insuffisance cardiaque importante
  • Forte hypertension artérielle
  • Asthme en crise
  • Spasmophilie grave

Cette posture peut être abordée par la majorité des pratiquants et même des débutants. Cependant, en cas de problème d’équilibre grave, il est préférable d’attendre une amélioration ou de prendre un appui contre un mur ou sur le dossier d’une chaise. Cela  permet, en évitant le problème d’équilibre, de bénéficier d’une bonne rééducation desmembres inférieurs et, en particulier, des chevilles et des voûtes plantaires.

Adaptations et variantes :

  • Faire uniquement le mouvement de bras en gardant les talons au sol
  • Concernant les pieds, ils doivent rester parallèles mais peuvent être plus ou moins écartés pourfaciliter l’équilibre.
  • Lever les bras par les côtés facilite l’équilibre en évitant de déplacer le centre de gravité. Il est possible de lever les bras par l’avant pour travailler l’équilibre.
  • Lever et redescendre un seul bras à la fois, alternativement.
  • Lever simultanément un bras par l’avant et l’autre sur le coté, en alternant les deux cotés favorise la coordination des gestes.
  • Lever les bras symétriquement et en expirant tourner le haut du tronc et rescendre les bras, soit jusqu’àla hauteur des épaules, à l’horizontale, soit jusqu’en bas. Cela entraîne une torsion axiale qui prépare, par exemple, le triangle n°2.
  • Lever les bras ni par l’avant, ni par l’arrière, mais selon un angle intermédiaire.
  • Si problèmes de genoux : écarter + ou – les pieds
  • On regarde le PC avec le regard intérieur (pas avec les yeux ouverts) 
  • Parce que j’expire = je commence par le bas du corps donc je repose d’abord les pieds et ensuite je ramène les bras. Prendre le chemin inverse enfin de ventilation.

Pour la position doigts entrelacés au-dessus de la tête, paumes vers le haut, plusieurs chemins existent :

  • Entrelacer les doigts avant de lever les bras, très intensif et nécessitant un dos souple et redressé.
  • Lever les bras sans entrelacer les doigts, soit par l’avant ou bien par les côtés en arrivant les mains dos à dos au-dessus de la tête, entrelacer ensuite les doigts au-dessus de la tête, formule plus intensive.
  • Dans la posture paumes jointes au-dessus de la tête, en expirant descendre les mains jointes sur le dessus de la tête en revenant talons au sol, cela en gardant bien les coudes en arrière des oreilles.Redescendre les talons au sol sur l’expiration. Répéter.
  • Dans la position doigts entrelacés au-dessus de la tête, paumes vers le haut, en expirant fléchir les coudes, amener les mains doigts entrelacés à l’arrière de la tête, sans que celles-ci ne touchent l’arrière dela tête. Dans ce cas, il est possible de redescendre les talons au sol sur l’expiration. Ce mouvement sollicite beaucoup la nuque, les épaules et le haut du dos. Il est contre-indiqué si le haut du dos est voûté.
  • Dans la position doigts entrelacés, en reposant les talons au sol, fléchir le corps latéralement. Revenir dansl’axe en remontant sur l’inspiration et continuer alternativement à gauche et à droite.

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