LA YOGATHERAPIE POUR PARKINSON

On retrouve 3 caractéristiques prédominantes dans cette maladie :

1. L’hypokinésie = les mouvements de l’ensemble du corps sont réduits donc les personnes préfèrent rester assises. Les articulations deviennent raides. Et si la personne bouge, elle a des douleurs. Au départ, quand la maladie n’est pas diagnostiquée, certaines personnes se font opérer pensant qu’il y a un problème orthopédique.

2. La rigidité = petit à petit le corps se rigidifie et la personne va être dans la caractéristique pascima (flexion avant de la colonne vertébrale=>cyphose), ce qui induit une fermeture du chakra du cœur Anahata. La personne aura tendance à faire des mouvements saccadés comme une machine.

Si les bras sont fermés proches du corps, on va ouvrir le bras et on verra que le bras s’ouvre en saccades. Quand elles marchent, elles font des petits pas saccadés, la tête vers l’avant parce qu’elles restent assises toute la journée. Il est recommandé d’aller consulter un psychiatre pour évacuer les tensions psychiques souvent non exprimées.

3. Les Tremblements = cela peut être sur une main, une main et une jambe, sur les deux jambes, etc. Quand les tremblements arrivent, le diagnostic est clair. L’examen clinique est ce qu’il y a de plus important pour diagnostiquer la maladie. Dans un état avancé, la personne deviendra rigide comme une planche.

Les Causes :

Selon les médecins, il s’agit d’une déficience d’un neurotransmetteur. Dans le cerveau, il y a de nombreux neurotransmetteurs (NT). Un de ces NT transporte de la dopamine. Quand le système nerveux ne produit pas suffisamment de dopamine, la maladie de Parkinson arrive. Le visage n’a plus d’expression car il y a moins d’activité musculaire. Cette baisse provoquera souvent une voix basse et un visage fermé.

Du fait de la cyphose, la respiration est courte. A cause de cette immobilité vers lequel le corps tend, toutes les fonctions physiologiques de celui-ci diminuent. Une des complications de cette pathologie est aussi la chute. Quand les personnes marchent, elles ne peuvent presque plus lever le pied du sol donc le moindre obstacle parterre peut créer la chute. Comme les pas sont petits, la personne peut tomber en avant avec la tête sans vraiment pouvoir se protéger avec les bras et les mains.

Le traitement médicamenteux :

La dopamine est disponible sous forme de médicaments, ce qui fait que les personnes peuvent avoir une vie presque normale. Mais l’effet secondaire de la prise des médicaments est qu’au bout d’un certain nombre d’années, le corps s’habitue et le médicament à moins d’effets. Le patient doit alors augmenter ses doses jusqu’à ce que cela ne soit plus possible et que cela ne fasse plus autant effet.

La Yogathérapie pour Parkinson

Si la personne vient à 45 ans, on ne donne si possible pas de médicaments car ils ne feront pas effet. Il faut pratiquer le yoga pour garder un niveau de vie correcte. La léthargie est prédominante dans cette maladie donc il faut essayer de rester actif. Chez certains malades, cela peut être par crise. Chaque malade peut présenter la maladie de façon différente. Dix personnes arrivent avec cette maladie et chaque cas sera différent. Elles présenteront toutes des symptômes à la fois identiques et différents. La perte de mémoire et la dépression sont des effets de la maladie.

La plupart des médecins pensent que Parkinson es dû à la baisse de dopamine. Mais ils ne connaissent pas la cause de la baisse de la dopamine. Il y a souvent des causes psychiques. D’ailleurs, quand les personnes sont tendues ou stressées, les symptômes de la maladie vont augmenter (notamment les tremblements). Il est évident que la gestion du mental et des émotions est importante pour ne pas aggraver. D’où l’importance du Yoga.

S’il y a une cyphose, on proposera donc des postures d’ouverture de prana (zone poitrine) : inspire + rétention poumons pleins

Si la voix est lente et faible, on proposera des chants qui permettent l’ouverture de la bouche comme : HA, MA, SA et/ou Hram, Hrim, Hrum puis les bijas mantras om hram, om hrim, om hrum, om hraim, om hraum, om hra

Si la léthargie s’installe, on proposera des asanas débout mais comme il y a risque de chute (en fonction de stade de la maladie), on adaptera avec le mur comme appui et notamment dans le coin du mur :

Ne pas proposer une pratique avec des postures en statiques, il faut plutôt combiner les asanas en une séance dynamique pour aller contre-carrer le processus de la léthargie. Les séances sont plutôt courtes (15 à 20 min) pour ne pas trop fatiguer mais elles seront idéalement à faire 2 à 3 fois par jours. On peut si possible demander à un proche d’être présent pour la pratique s’il y a un vrai risque de chute

Quand la personne tient un objet dans ses mains, les tremblements diminuent donc on proposera de tenir une bouteille ou un bâton dans les mains selon les postures. À cause de la rigidité qui s’installe, le bassin va se fermer et on proposera aussi des postures pour ouvrir le bassin.

Comme la tendance est une flexion du corps vers l’avant, la région d’Udana (cou et tête) se dirige vers l’avant, les muscles du haut du dos et du bas du dos vont devoir compenser donc prévoir des exercices pour détendre les muscles et rectifier la courbe de la colonne vertébrale comme par exemple (avec longue inspire + longue inspire) :

Prévention : en marchant, il ne faut pas que la personne regarde ses pieds, elle doit consciemment bien lever la jambe en dynamique. Donc on peut lui proposer une adaptation d’apanasana contre le mur :

État dépressif dû à la maladie : si les personnes de son entourage comprennent bien la personne, ils peuvent l’aider, le support de la famille est important pour éviter la dépression.

La yogathérapie agit sur le traitement médicamenteux :

On peut retarder la prise de médicaments, on peut obtenir une baisse du traitement. Je rappelle que la yogathérapie est un support à la médecine traditionnelle et que c’est au médecin de décider une baisse éventuelle du traitement. A quel moment amener la yogathérapie quand la personne a des médicaments ?

Tout d’abord, le diagnostique de yogathérapie doit être effectué lorsque la personne n’a pas encore pris son médicament sinon la prise masque les symptômes et il est important de les voir. Ensuite, le principe de la yogathérapie est d’introduire la pratique quand les effets de la dopamine est encore actif. Avec la pratique du yoga, l’effet du médicament va être prolongée et la prise des médicaments sera repoussée. Ainsi, au lieu de quatre dose par jour par exemples, la personne n’en prendra plus que trois et peut-être deux seulement. Le médecin doit décider dans tous les cas.

Si le malade ne pratique pas le yoga, la médecine va augmenter les doses et au bout de quelques années, les effets des doses maximales ne feront plus effet comme avant. Personne n’a jamais pu arrêter complètement la prise de dopamine mais diminuer la prise oui! Et garder l’effet du médicament est un grand service rendu.

Selon Ayurveda c’est le dosha Vatta qui est déséquilibré. Il faudra mettre de l’huile partout sur le corps tous les jours et en consommer aussi en quantité suffisante. Il ne faut pas se restreindre en apport d’huile pour continuer une vie en bonne santé (l’huile d’olive, sésame, ghee dans alimentation).

Il faut également proposer une bonne relaxation à l’élève le soir (me consulter).

Je rappelle qu’en aucun cas la séance de yogathérapie se substitue à la consultation médicale chez le médecin. C’est un accompagnement complémentaire et comme chaque personne est unique chaque pratique sera unique.

Pour avoir votre pratique individuelle, je vous accueille à mon studio pour une consultation yogathérapie ou en séance sur skype/zoom, me contacter ici. Tarif de la consultation (1h30 à 2h pour un premier bilan complet : 60 euros)

Accéder au planning des cours en semaine

Pour être informé sur les ateliers yoga, les événements yoga proposés, l’article mensuel yogathérapie, les recettes de cuisine, etc.… je vous propose de vous abonner à la Newsletter mensuelle

Pour recevoir les audios Yoga Nidra, les méditations et les vidéos Yogathérapie Abonnez-vous à ma chaîne Youtube

PĀRSVA UTTĀNĀSANA (Posture de l’étirement intense latéral)

Pârsva : latéral 

Ut : très intense 

Tân : étiré, allongé 

Àsana : posture 

Symbolique :

Comme uttânâsanapârsva uttânâsana est une prosternation, un geste d’humilité pratiqué le matin face au soleil levant, source de lumière et de toute vie sur terre. Nous faisons un pas en avant en direction d’un être et de lalumière présente en son cœur. Pârsva uttânâsana est aussi le symbole de l’opposition entre les deux énergies qui nous animent : lunaire, faculté de recevoir, d’entendre et solaire, faculté de donner, d’exprimer. Cette posture symbolise l’équilibre entre ces deux directions dans la communication avec autrui et la nature.

La posture :

  • Posture debout asymétrique
  • Un pied en avant, talons alignés, écart moyen
  • Pied arrière dirigé à moitié vers le côté, bord externe pressé sur le sol
  • Autre pied placé en avant dans une position de marche
  • Deux genoux tendus
  • Bassin tendant à rester de face
  • Flexion avant complète
  • Front sur la jambe avant
  • Menton rentré en jâlandharabandha
  • Mains sur le sol de chaque côté du pied avant sans poids sur celles-ci
  • Yeux ouverts.

Pré-Requis : niveau de pratique

Cette posture requiert à la fois une bonne souplesse en flexion antérieure des hanches améliorée par uttânâsana (les mains aux pieds) et un bon équilibre en position de marche, un pas en avant, renforcé par vîrabhadrâsana (le guerrier).

Prise de posture :

Posture de départ, debout, menton rentré en jâlandharabandha.

Faire un pas en avant avec le pied gauche tout en tournant le pied droit à moitié vers  l’extérieur.

  1. Expirer rentrer le menton en jâlandharabandha
  2. Inspirer lever les bras par l’avant jusqu’à la verticale
  3. Expirer avec le bassin de face, fléchir les hanches et le tronc vers l’avant pour poser les mains dechaque côté du pied devant
  4. Inspirer redresser le dos le plus possible sthiti
  5. Expirer reprendre la flexion antérieure pour poser le front sur la face antérieure de la  jambe
  6. Rester dans la posture en statique avec 3 respirations puis revenir dans l’ordre inverse.

La respiration :

L’égalité des phases respiratoires d’inspiration et d’expiration favorise un effet équilibré. Le rythme classique est :inspir. 2, pause 1, expir. 2, pause 1, soit le rythme 2.1.2.1. Un rythme1.0.2.0. intensifiera la détente des chaînesmusculaires postérieures. Une apnée poumons vides, soit le rythme 1.0.1.1. intensifiera les effets sur la digestion etl’élimination.

Adaptations et variantes :

Simplification : (posture classique A)

  • Réduire l’écart des pieds B
  • Fléchir moins vers l’avant et placer les mains sur la jambe devant ou le genou ou encore  la cuisse
  • Fléchir légèrement le genou avant (jamais le genou arrière) 

 Intensification :

  • Augmenter l’écart des pieds en réduisant la rotation externe de la jambe arrière (peut préparer hanumanâsana) C
  • Augmenter la rotation externe de la jambe arrière en réduisant l’écart les pieds (prépare  la posture du lotus padmâsana) D

Éviter la double intensification : augmentation de l’écart des pieds et de la rotation externe de hanche (risque majeur pour le genou arrière.

Modification :

  • Placer les mains jointes dans le dos
  • Placer les bras vers l’arrière, doigts entrelacés, paumes vers le haut, coudes tendus.

Effets :

  • Renforce les muscles et les artères des membres inférieurs
  • Agit sur les scolioses, surtout lombaires
  • Corrige les asymétries vertébrales
  • Tonifie les organes abdominaux
  • Améliore le transit
  • Favorise l’élimination surtout celle des selles
  • Aide à réduire les calculs rénaux et biliaires
  • Réduit la constipation
  • Améliore la circulation de retour
  • Équilibre le mental.

Contre-indications :

Identiques à celles d’uttânâsana et surtout :

  • Lombalgies et sciatiques en crise
  • Forte hyper ou hypo-tension générales
  • Fragilité abdominale
  • Varices douloureuses
  • Durant les règles
  • Début de grossesse
  • Genoux douloureux (ménisques, rotules…)
  • Vertiges, migraines, céphalées.

Accéder au planning des cours en semaine

Pour être informé sur les ateliers yoga, les événements yoga proposés, l’article mensuel yogathérapie, les recettes de cuisine, etc.… je vous propose de vous abonner à la Newsletter mensuelle

Pour recevoir les audios Yoga Nidra, les méditations et les vidéos Yogathérapie Abonnez-vous à ma chaîne Youtube`

VIPARĪTAKARNĪ (posture de l’action inversée)

Viparīta : inversé ;

Karaṇī : action, production ;

Mudrā : sceau, geste symbolique, signe

Symbolique

Nous passons la majorité de notre temps debout ou assis donc le tronc en position verticale. Selon l’enseignement symbolique du yoga, dans cette position, notre capital vital ou espérance de vie dit nectar d’immortalité amṛtam s’écoule de notre palais dans le champ de la pesanteur. Chaque goutte de ce nectar alimente notre feu (principalement digestif) agni dans la région du nombril. Le “tirage” assurant cette combustion provient de l’inspiration prāṇa qui descend dans le thorax. Ce souffle attise le feu en dirigeant laflamme vers le bas de l’abdomen où il brûle les impuretés, les scories mala, qui stagnent.

L’expiration ou remontée d’apāna dirige la flamme vers le haut, portant ainsi les mala (toxines) vers l’extérieur par l’expiration.

En inversant la position de notre tronc dans l’espace, viparīta karaṇī mudrā arrête l’écoulement d’amṛtam, permettant à la flamme de brûler plus efficacement les mala qui “tombent” dans le feu. S’il y a trop de mala, ces impuretés en excès éteignent le feu au lieu d’être brûlées. C’est pourquoi, selon la tradition, les   postures inversées sont déconseillées en cas de forte surcharge pondérale parexemple.

Explications :

Cette technique est une mudrā

Une mudrā comprend :

  • Un āsana (position physique codifiée),
  • Un prāṇāyāma (une respiration rythmée et orientée)
  • Trois bandha (rétractions), soit jālandhara, uḍḍyāna, mūla Mudrā : on prendla posture et on y reste. Pas de dynamique.

Viparīta : posture dans laquelle tout est inversé dans le système.

La progressivité dans la prise de posture amène le système à générer un programme de gestion de l‘inversion.

C’est la plus facile des 3 postures inversées. Particulièrement recommandée pour recharger l’organisme d’énergie nouvelle.

Prise de posture :

Posture de départ, allongé sur le dos, les genoux pliés et les pieds à plat au sol, les bras le long du corps, paumes sur le   sol, mentonrentré jālandhara-bandha, les yeux fermés

  1. Inspirer, cambrer légèrement le bassin
  2. Expirer, soulevez les pieds et fessiers du sol et déposez le bassin/les fessiers dans les mains, la           

majorité du poids du corps étant sur les coudes et les poignets.

Rester dans la posture 6 respirations.

Revenir dans l’ordre inverse.

Pré-requis :

Pour prendre cette posture, il faut à la fois de la souplesse dans les épaules et de la tonicité dans la ceinture scapulaire qui constituentle socle de la posture.

Respiration :

L’égalité des phases respiratoires d’inspiration et d’expiration favorise un effet équilibré. Le rythme classique est : inspir. 2, pause 1, expir. 2, pause 1, soit le rythme 2.1.2.1.

Une apnée poumons vides, rythme 1.0.1.1. intensifie les effets sur la digestion et l’élimination. Ce rythme et le rythme 1.1.1.1. convientà la pratique des trois bandha dans la posture.

Préparation – Adaptation :

Très peu de variantes.

Il n’y a pas vraiment d’adaptation à cette posture. On la prend ou on ne la prend pas.

Les modifications comme fléchir une hanche (ou les deux) en rapprochant le (ou les) genou(x) fléchi(s) de la poitrine, ce qui stimule les effets sur la digestion et l’élimination sont plutôt adaptées pour la posture  de sarvāṅgāsana, mais elles peuvent néanmoins s’envisager pour cette posture.

Contre posture :

Śavāsana pour reposer l’ensemble du corps, avec si besoin les genoux fléchis, pieds au sol légèrement rapprochés du bassin.

Effets :

  • Entretient la souplesse des épaules
  • Bonne posture pour les asthmatiques (mais pas à faire tout de suite) et tous problèmes respiratoires, bronchites chroniques
  • Permet d’éliminer les glaires
  • Bonne pour le système nerveux
  • Bonne pour la thyroïde et l’hypophyse
  • Active la salivation
  • Régénère les fonctions du haut du corps parole, yeux
  • Soulage les hernies de la paroi abdominale, ulcères, colites mais pas pour la hernie hiatale.
  • Bonne pour les prolapsus (descente d’organe) en stade 1
  • Aide à renforcer le périnée en appliquant bien les 3 bandhas

Contre indications :

La montée du bassin s’obtient par la poussé des bras dans le sol

  • Faiblesse cardiaque
  • État dépressif grave
  • Selon l’Âyurveda, « aggrave » le « feu » pitta
  • Lombalgie, sciatalgie, hyper lordose

Donc éviter si saignements de nez, phlébite, varices importantes.

  • Nuque, épaule, traction lombaire
  • Inversion des courbures 
  • Hypertension
  • Grossesse

Accéder au planning des cours en semaine

Pour être informé sur les ateliers yoga, les événements yoga proposés, l’article mensuel yogathérapie, les recettes de cuisine, etc.… je vous propose de vous abonner à la Newsletter mensuelle

Pour recevoir les audios Yoga Nidra, les méditations et les vidéos Yogathérapie Abonnez-vous à ma chaîne Youtube

TĀDĀSANA (= Posture de l’arbre droit ou le palmier qui s’étire)

Tāḍi   : arbre droit, palmier Asana : posture

Avec ses racines essentielles et invisibles, l’ancrage au sol, son tronc puissant et ses branches souples, tout en légèreté, liberté et lumière, l’arbre symbolise partout la force de vie. Le Rig-Veda considère l’arbre et plus spécifiquement le palmiercomme le pilier cosmique ou l’axe du monde qui relie lesénergies terrestres et célestes.

En Inde, le palmier joue un rôle pendant certaines cérémoniesen tant qu’élément cosmique servant de lien entrel’homme et le divin. Il reçoit des offrandes parce qu’ilsymbolise le fini et l’illimité.

Préparation :

La seule posture qui précède est la posture de l’égalité samasthiti. Elle consiste à se tenir debout avec un justeéquilibre du poids sur les plantes de pieds, les paumes vers l’avant, le regard fixé sur l’horizon.

Conseil pour prendre la posture :

  • Pieds réunis
  • Dressé en équilibre sur la pointe des pieds (Avec idéalement le poids sur les gros orteils et même en levant les autres doigts de pieds sans laisser les genoux tourner vers l’intérieur)
  • Membres inférieurs réunis et droits
  • Sans cambrer
  • Redressement naturel des courbures vertébrales
  • Les bras levés
  • Menton rentré (jālandhara bandha )
  • Bras en arrière des oreilles (si possible)
  • Soit les paumes jointes, soit les doigts entrelacés, mains retournées (voir variantes)
  • Les yeux ouverts

Respiration :

Pour un effet optimum et équilibré, il convient de privilégier l’égalité des phases respiratoires d’inspiration etd’expiration.

Allonger l’expiration jusqu’au double de l’inspiration, apportera davantage de détente. Une apnée après l’inspiration et après l’expiration jusqu’à la moitié de la durée de l’inspiration est favorable à l’équilibre.

Le rythme classique : inspir. 2, pause 1, expir. 2, pause 1, soit le rythme 2.1.2.1 convient parfaitement.

Prise de posture :

Posture de départ samasthiti, debout, menton rentré, les deux bras le long du corps, paumes ouvertes, jambesréunies, les yeux ouverts.

  1. Inspirer lever les bras par les côtés à la verticale.
  2. Expirer décambrer le bassin.
  3. Rester dans la posture 6 respirations (voir dessins). Revenir par lemême chemin dans l’ordre inverse.

Les effets :

  • Equilibre l’ensemble du corps et le mental
  • Renforce et rectifie la colonne vertébrale (muscles des gouttières), prévient le tassement vertébral
  • Renforce la base du tronc (prévient les sciatiques, soutient les organes de l’abdomen)
  • Renforce la voûte plantaire si l’appui est sur le gros orteil et les rotules tournées vers  l’extérieur
  • Renforce la face externe des chevilles
  • Stimule la circulation dont celle des membres inférieurs (prévient les varices)
  • Stimule la digestion, le transit intestinal (apaise l’aérophagie), les fonctions rénales
  • Prévient les problèmes de la prostate
  • Stimule la fonction ventilatoire
  • Élimine la dispersion sensorielle, émotionnelle, l’hyperactivité et améliore la concentration etl’équilibre
  • Appui sur les 2 orteils, ce qui oblige à contracter les ligaments externes des chevilles
  • Renforce les ligaments externes des chevilles
  • Améliore la concentration

Effets spécifiques à la torsion

  • Assouplit la région lombaire et prévient les sciatalgies en cours de grossesse
  • Rectifie la colonne dorsale et corrige la cyphose
  • Améliore l’élasticité thoracique et renforce les muscles intercostaux
  • Améliore la circulation des membres supérieurs
  • Tonifie le système nerveux moteur des membres supérieurs
  • Favorise la lactation de la femme enceinte
  • Empêche la descente des organes

Ayurveda :

Action principale, “tire” vers le haut de uras, poumon-cœur vers śiras, tête

  • Pitta la zone foie, vésicule biliaire, pancréas est activée
  • Kapha la zone du thorax est augmentée
  • Vāta le bas de l’abdomen est corrigé
  • Active les fonctions de pitta, surtout pācaka-pitta la “cuisson” dans l’estomac
  • Renforce les fonctions d’élimination apāna vāyu
  • Agit sur l’intelligence, la mémoire, la force intérieure, le courage sādhaka pitta ( par apāna vāyu et pācakapitta car cet āsana agit sur uras poumon-coeur, l’activateur de pitta et Apāna vāyu )
  • Corrige les fonctions de vāta
  • Soutient la force de l’appareil locomoteur, du coeur et de la respiration avalambhaka kapha donc, la lubrification articulaire, śleshaka kapha.

Contre-indication :

  • Insuffisance cardiaque importante
  • Forte hypertension artérielle
  • Asthme en crise
  • Spasmophilie grave

Cette posture peut être abordée par la majorité des pratiquants et même des débutants. Cependant, en cas de problème d’équilibre grave, il est préférable d’attendre une amélioration ou de prendre un appui contre un mur ou sur le dossier d’une chaise. Cela  permet, en évitant le problème d’équilibre, de bénéficier d’une bonne rééducation desmembres inférieurs et, en particulier, des chevilles et des voûtes plantaires.

Adaptations et variantes :

  • Faire uniquement le mouvement de bras en gardant les talons au sol
  • Concernant les pieds, ils doivent rester parallèles mais peuvent être plus ou moins écartés pourfaciliter l’équilibre.
  • Lever les bras par les côtés facilite l’équilibre en évitant de déplacer le centre de gravité. Il est possible de lever les bras par l’avant pour travailler l’équilibre.
  • Lever et redescendre un seul bras à la fois, alternativement.
  • Lever simultanément un bras par l’avant et l’autre sur le coté, en alternant les deux cotés favorise la coordination des gestes.
  • Lever les bras symétriquement et en expirant tourner le haut du tronc et rescendre les bras, soit jusqu’àla hauteur des épaules, à l’horizontale, soit jusqu’en bas. Cela entraîne une torsion axiale qui prépare, par exemple, le triangle n°2.
  • Lever les bras ni par l’avant, ni par l’arrière, mais selon un angle intermédiaire.
  • Si problèmes de genoux : écarter + ou – les pieds
  • On regarde le PC avec le regard intérieur (pas avec les yeux ouverts) 
  • Parce que j’expire = je commence par le bas du corps donc je repose d’abord les pieds et ensuite je ramène les bras. Prendre le chemin inverse enfin de ventilation.

Pour la position doigts entrelacés au-dessus de la tête, paumes vers le haut, plusieurs chemins existent :

  • Entrelacer les doigts avant de lever les bras, très intensif et nécessitant un dos souple et redressé.
  • Lever les bras sans entrelacer les doigts, soit par l’avant ou bien par les côtés en arrivant les mains dos à dos au-dessus de la tête, entrelacer ensuite les doigts au-dessus de la tête, formule plus intensive.
  • Dans la posture paumes jointes au-dessus de la tête, en expirant descendre les mains jointes sur le dessus de la tête en revenant talons au sol, cela en gardant bien les coudes en arrière des oreilles.Redescendre les talons au sol sur l’expiration. Répéter.
  • Dans la position doigts entrelacés au-dessus de la tête, paumes vers le haut, en expirant fléchir les coudes, amener les mains doigts entrelacés à l’arrière de la tête, sans que celles-ci ne touchent l’arrière dela tête. Dans ce cas, il est possible de redescendre les talons au sol sur l’expiration. Ce mouvement sollicite beaucoup la nuque, les épaules et le haut du dos. Il est contre-indiqué si le haut du dos est voûté.
  • Dans la position doigts entrelacés, en reposant les talons au sol, fléchir le corps latéralement. Revenir dansl’axe en remontant sur l’inspiration et continuer alternativement à gauche et à droite.

Accéder au planning des cours en semaine

Pour être informé sur les ateliers yoga, les événements yoga proposés, l’article mensuel yogathérapie, les recettes de cuisine, etc.… je vous propose de vous abonner à la Newsletter mensuelle

Pour recevoir les audios Yoga Nidra, les méditations et les vidéos Yogathérapie Abonnez-vous à ma chaîne Youtube

CAKRAVAKASANA (Posture de l’oiseau mythique)

Cakra = oiseau, Vaka = parole, formule rituelle, Asana = posture

C’est une posture purva (d’ouverture). En yogathérapie, on ne fait pas le dos rond pour ne pas encourager le processus de cyphose qui est assez courant chez 80% des personnes.

Prise de la posture :

On peut soit venir tout de suite à quatre pattes, soit prendre la posture de l’enfant (balasana) et venir à quatre pattes en inspirant. Les cuisses sont perpendiculaires au sol. Le dos est creusé et la tête vers le haut. C’est une antéversion du bassin qui permet cette extension arrière de la colonne vertébrale. Pour aller jusqu’au bout de l’arc formé par la colonne, la tête doit se relever pour que les cervicales suivent le mouvement et la forme de l’arc du dos.

La Respiration :

L’égalité des phases respiratoires d’inspiration et d’expiration est favorable au redressement du dos. Allonger trop l’expiration réduirait les effets de la posture.

Une apnée après l’inspiration augmentera ses effets et après l’expiration les réduira.

Le rythme classique est donc : inspire 2, pause 1, expire 2, pause 1, soit rythme 2.1.2.1

Ce rythme respiratoire produira alors des effets équilibrés.

Selon la ou les pathologies et l’objectif, le rythme peut être extrêmement variés, par exemples :

  • 1.0.2.0 pour l’asthme hors période de crise
  • 1.1.1.1 pour la préparation de certains Pranayama

Adaptations de la posture :

  • On lève plus ou moins la jambe
  • Poignets fermés = on peut mettre les points plutôt que la main complète au sol
  • Jouer sur la hauteur en mettant un socle sous les mains
  • On peut écarter plus ou moins les genoux (les femmes enceintes vont écarter les genoux vers l’extérieur) ou écarter plus ou moins les bras
  • On peut travailler en asymétrie = quatre pattes, on avance la main droite et ensuite on descend les fesses talon tête au sol
  • On peut réaliser une torsion dans la posture (passer un bras sous l’autre bras et poser un côté du visage au sol)
  • On peut étirer une jambe et le bras opposé (étirement du dos en asymétrie recommandé par exemple pour les scolioses).

Les effets :

Physique :

  • Corrige la colonne vertébrale en asymétrie, efficace pour les scolioses
  • Elle aide à rectifier les cyphoses
  • Assouplit le haut du dos.
  • Allongement passif de la nuque, supprime les raideurs dorsales
  • Prépare Jaladhana Bandha (verrouillage dans la gorge)
  • Favorise l’ouverture de hanche
  • Travail au niveau des quadriceps et du plancher pelvien et c’est très bien pour fortifier les genoux

Physiologique :

  • Augmente l’ouverture du haut du corps
  • Très bonne posture pour activer la thyroïde
  • Bon pour les excès au niveau gastrique à bien pour les hernies hiatales et on la montera sur l’expire dans ce cas là.
  • Supprime l’aérophagie
  • Ouvre la zone de Anahata, zone du cœur
  • Massage du foie et de la vésicule, surtout en dynamique
  • Massage cardiaque et rénale
  • Elle se prendra sur l’expire (à voir au cas par cas selon les personnes): en cas de surcharge pondérale sinon la personne va avoir la sensation d’étouffer, dans le cas de la hernie hiatale, dans la majorité des lombalgies et dans les chirurgies abdominales récente (éventration, césarienne…)

Contre-indication :

  • Hypertension artérielle + asthme (surtout en période de crise)
  • Postures inversés (phénomène du soleil qui passe au-dessus de la lune)
  • Inversion de courbure cervicale (la bosse du bison) 
  • Lombalgies aggravées par les flexions vers l’arrière, cervicalgies
  • Problèmes cardiaques, dépression
  • Problème dans la tête (acouphènes, tension oculaire, problème de rétine, sinusite…)
  • Tous les problèmes veineux
  • Cette posture n’est pas faite pour les personnes qui ont des problèmes de genou et une surcharge pondérale.

Accéder au planning des cours en semaine

Pour être informé sur les ateliers yoga, les événements yoga proposés, l’article mensuel yogathérapie, les recettes de cuisine, etc.… je vous propose de vous abonner à la Newsletter mensuelle

Pour recevoir les audios Yoga Nidra, les méditations et les vidéos Yogathérapie Abonnez-vous à ma chaîne Youtube

DVIPADA PITHAM (La table à 2 pieds)

Comment aller dans la posture : 

Allongé sur le dos, les genoux pliés, les pieds à plat au sol écartés de la largeur du bassin, bras le long du corps, paumes des mains face au tapis (on attrape les chevilles ou pas selon la longueur de nos bras). Le menton est dirigé vers la poitrine pour étirer les cervicales.

L’ordre pour aller dans la posture :

  1. Inspire on monte le sternum et le bassin
  2. Expire on redescend le bassin 

C’est une posture purva (ouverture de prana, la zone de la poitrine). Ne pas chercher à monter le bassin le plus haut possible puisque le but de cette posture c’est l’ouverture de la poitrine.

Dans cette posture la concentration est en Brumadhia (point centre entre les sourcils) car on travaille sur l’ouverture du haut du corps et pas sur le bassin.

Pour relâcher la posture sur l’expire, ne pas se dire qu’il faut redescendre vertèbre par vertèbre, il faut redescendre c’est tout. Le corps n’est qu’une enveloppe, ce qui nous fait vivre c’est le souffle donc si on se concentre sur l’expiration on commencera par détendre le haut mais cela va aller vers le bassin à relâcher.

Si on a l’impression d’avoir le dos cambré c’est normal et c’est pour cela que l’on propose une flexion avant du dos en contre posture comme par exemple apanasana.

Quelques adaptations :

  • Ne pas attraper les chevilles  mains à plat sur le sol
  • On peut + ou – écarter les genoux et les pieds (les jambes doivent rester parallèles sinon on étire mal les ligaments des genoux en particulier les ligaments internes)
  • Monter + ou – le bassin, si on a une lombalgie aggravée par la flexion avant, la table à deux pieds va faire beaucoup de bien car on va travailler dans le sens inverse en douceur (légère extension arrière) mais il faut monter le bassin doucement. 
  • Tous les mouvements de bras possibles. Pour quelqu’un qui fait de l’hypertension ou qui a la cage thoracique un peu bloquée, on mettra les bras vers l’arrière (soit ensemble soit 1 par 1 en asymétrie) de sorte à ce qu’il y ait moins de pression au niveau de la cage thoracique et cardiaque.

Il est déconseillé de poser la tête sous un coussin épais en faisant cette posture car l’étirement des cervicales ne se fera pas bien.

Intensifications :  

  • Si on veut resserrer la zone du cœur  croiser les mains derrière le dos
  • On peut garder aussi une jambe tendue ou une jambe en demi- lotus
  • On peut travailler en dynamique et en expirant on ramène un genou vers la poitrine
  • Mettre un coussin entre les jambes pour travailler sur le petit bassin et le périnée
  • On peut aussi poser les pieds sur un socle pour intensifier l’inversion, en cas de prolapsus par exemple.

Effets : 

+  très bon pour recréer les courbures vertébrales ; certaines personnes ont une gibbosité (bosse dans le haut du dos au niveau de C7) au lieu d’avoir le creux dans le cou. Et le fait d’inspirer, de creuser le haut du dos, redresser un peu la tête va faire travailler la colonne vertébrale et permet de recréer les courbures vertébrales. 

+ Améliore les scolioses lombaires et les cyphoses dorsales

+ Stimule le redressement du dos et l’ouverture de la hanche

+ Favorise le retour veineux (le retour veineux n’est pas que dans les jambes , le fait qu’il y ait une ouverture au niveau de la hanche permet la pression due à la hauteur de la hanche et cela ramène le sang jusqu’au cœur)  on monte alors la jambe et l’ouverture y est pour beaucoup.

+ Bon pour les pieds plats (étirement de la voûte plantaire)

+ Stimule la digestion 

+ Très bonne posture pour les asthmatiques or crise car les asthmatiques ne peuvent pas vider leurs poumons —> favorise l’expiration —> aide les asthmatiques à respirer

—> chez les asthmatiques, c’est une des premières postures à utiliser (favorise la ventilation de l’expiration)

Contre-indication :

Avec modération en cas de problèmes cardiaques et hypertension artérielle

Attention s’il y a des faiblesses dans les genoux/poignets/hanches/épaules/cervicalgies

Torticolis

Spasmophilie 

Accéder au planning des cours en semaine

Pour être informé sur les ateliers yoga, les événements yoga proposés, l’article mensuel yogathérapie, les recettes de cuisine, etc.… je vous propose de vous abonner à la Newsletter mensuelle

Pour recevoir les audios Yoga Nidra, les méditations et les vidéos Yogathérapie Abonnez-vous à ma chaîne Youtube

URDHVA PRASARITAPADASANA (les jambes vers le haut)

Posture des jambes étendues vers le haut

C’est une posture extrêmement utilisée en yogathérapie et aussi en contre posture.

Elle est réalisée par exemple avec les deux jambes en l’air pour une personne qui a des problèmes de fertilité parce qu’on va stimuler apana (bas du ventre). Les abdominaux sont sollicités ce qui renforce toute cette zone du bas du ventre. Elle favorise un brassage sanguin et le retour veineux vers les hanches.

Vous pouvez réaliser tous les mouvements de bras et de jambes possibles en asymétrie et en symétrique : une jambe et un bras, un bras et les deux jambes, etc. Il faut le faire selon la personne et selon l’effet recherché.

Si la tête est trop en arrière (menton vers le haut), on met un coussin peu épais sous la tête, c’est une adaptation. Si vous ne pouvez pas tendre les jambes, pas de souci, dans ce cas là ne cherchez pas à mettre les pieds flexes.

En cas de problèmes de chevilles, on garde la posture en statique, on pointe les pieds sur l’inspire et on ramène les orteils vers soi (pieds flexes) sur l’expire. C’est un mouvement passif qui ramènera en même temps de l’énergie dans les genoux et les hanches.

Vous pouvez aussi écarter les jambes (variante), c’est une adaptation pour stimuler le petit bassin.

LES EFFETS DE LA POSTURE 

  • Développe et entretient la flexion de la hanche
  • Étirement du rachis c’est-à-dire de la colonne vertébrale et des ischions jambiers
  • Favorise l’expiration
  • Bon travail d’élimination sur apana
  • Renforce la tonicité ventrale
  • Peut-être utilisée comme posture pour favoriser le retour veineux donc pour toutes personnes qui ne peuvent pas prendre les postures inversées. Bon en cas de varices.
  • Renforce la musculature paravertébrale en la décontractant
  • Stimule le fonctionnement des organes du tube digestif et favorise l’élimination rénale
  • Utilisée en dynamique, elle combat la constipation chronique car elle favorise le péristaltisme (c’est-à-dire l’avancée des selles dans l’intestin grêle et dans le côlon)
  • Elle améliore l’assimilation (fonction samana, milieu du ventre)
  • Soulage l’aérophagie
  • Favorise l’élimination des petits calculs rénaux

Accéder au planning des cours en semaine

Pour être informé sur les ateliers yoga, les événements yoga proposés, l’article mensuel yogathérapie, les recettes de cuisine, etc.… je vous propose de vous abonner à la Newsletter mensuelle

Pour recevoir les audios Yoga Nidra, les méditations et les vidéos Yogathérapie Abonnez-vous à ma chaîne Youtube

L’HYPOTHYROÏDIE ET L’HYPERTHYROÏDIE

Avant de parler de la glande thyroïde, il est intéressant de comprendre comment fonctionne notre système hormonal. Ce dernier est le système de contrôle de notre corps mais en mode « lent » contrairement au système nerveux qui lui est lui en mode « rapide ». 

Notre corps est constitué d’une chaine de glandes hormonales : les glandes endocriniennes. C’est la glande pituitaire hypophyse (située au centre de notre cerveau) qui commande tout notre système hormonal, c’est le chef d’orchestre : elle va venir stimuler toutes les autres glandes (voir schéma en dessous des différentes glandes hormonales). La glande pituitaire est influencée par les autres hormones également, c’est le mécanisme de retour/de renvoi. Toutes les glandes sont interreliées dans ce mécanisme. Et c’est notre mental et nos émotions qui vont influencer notre système hormonal ! Pourquoi la glande pituitaire est la principale qui commande les autres hormones ? Parce qu’elle sécrète les hormones de stimulations suivantes :

  • La GH, hormone de croissance qui stimule les tissus, le métabolisme énergétique et assure une croissance harmonieuse.
  • L’ACTH, hormone qui agit sur les glandes surrénales en stimulant leur production de corticostéroïdes, lesquels agissent sur le métabolisme.
  • La TSH, hormone qui agit sur la glande thyroïde qui règle l’activité métabolique.
  • La prolactine agit sur les glandes mammaires en stimulant leur production de lait.
  • La FSH et la LH qui agissent sur les organes reproducteurs. Elles stimulent la reproduction et la sécrétion des hormones sexuelles.
  • La MSH, mélanine qui contrôle la pigmentation de la peau.
  • L’ADH,  hormone antidiurétique, appelée vasopressine, qui contrôle le volume d’urine sécrétée.
  • L’ocytocine qui stimule les contractions de l’utérus et la sécrétion de lait des glandes mammaires.

La glande thyroïde sécrète la thyroxine sous formes de T3 et T4. La glande pituitaire reçoit des informations par le sang et elle sait s’il y a assez de T3 ou de T4 dans le corps. Le fonctionnement de la glande pituitaire est influencé selon le niveau de circulation d’hormones dans le corps. Dans le cas de la thyroïde, elle sécrètera plus ou moins de TSH selon le niveau de T3 et T4. Si le niveau est bas, alors elle en sécrètera davantage et si le niveau est bon elle n’enverra pas d’hormones de stimulation. 

I/ L’HYPOTHYROÏDIE

Elle est plus commune chez les femmes, c’est aussi héréditaire. Elle se déclenche parfois tôt, vers 18 ans. Les symptômes sont les suivants :

Diminution du métabolisme avec : 

  • Diminution des pulsations cardiaques
  • Respiration plus faible
  • Digestion ralentie
  • Elimination ralentie et constipation
  • Cycle menstruel plus long
  • Baisse d’énergie avec une certaine léthargie
  • Voix rauque

Ainsi, les toxines s’accumulent davantage dans toutes les parties du corps et l’on retrouve du surpoids et même des oedèmes sans godets. La voix peut devenir rauque, la température de la peau est froide. Souvent les personnes atteintes d’hypothyroïdie n’aiment pas l’hiver. La fertilité peut être fragilisée. Un des signes avant-coureur est la perte de cheveux chez certaines personnes.

La thyroxine prescrite par le médecin est prise à jeun le matin dès le lever. La yogathérapie va aider à diminuer le traitement. Mais je rappelle qu’avant tout c’est le médecin qui décide du traitement ou pas et s’il faut l’augmenter ou le diminuer, la yogathérapie est un support pour accompagner la médecine traditionnelle.

Dans l’idéal, les personnes souffrant d’hypothyroïdie ou d’hyperthyroïdie, devraient faire ces 3 tests sur un temps d’un mois minimum : 

  1. Prise de poul et fréquence cardiaque au lever
  2. Noter régulièrement le poids pour essayer de le maintenir
  3. Noter les dates des menstruations

Montrer les résultats de ces 3 tests au médecin qui décidera du traitement et du dosage.

Quelle Yogathérapie pour l’hypothyroïdie ?

Comme les personnes accumulent plus facilement les toxines, on agira d’abord sur la zone d’élimination (apana vayu, zone du bas du ventre). Leur énergie est assez basse donc on améliorera aussi prana vayu (zone de la poitrine). Ensuite on pourra stimuler samana vayu (zone milieu du ventre).

Quelques conseils : Ne pas donner au début trop de postures allongées si léthargie ++. Plutôt que de faire de longues expirations, on privilégiera le chant de sons sur l’expire comme :

Ram Ram Ram

Hram Hram Hram

Hrim Hrim Hrim

La pratique n’est pas trop longue comme le métabolisme est bas, mais on propose plutôt 1 pratique 2 fois par jour (15-20 min chaque pratique, 2 fois/jr). Voici un exemple de pratique :

La posture de sarvangasana : elle permet d’activer l’élimination, mais tout le monde ne peut pas la faire donc à voir au cas par cas.

Tous les problèmes hormonaux sont liés à une instabilité émotionnelle et psychologique (choc, gros stress, mauvaise gestion du mental et des émotions ….). Une relaxation le soir est donc très importante pour évacuer les tensions accumulées dans la journée car bien souvent le sommeil n’est pas suffisant pour évacuer. On proposera une relaxation du soir plutôt active comme celle-ci par exemple :

II/ L’HYPERTHYROÏDIE

C’est l’opposé de l’hypothyroïdie avec augmentation du métabolisme :

  • Augmentation de la fréquence cardiaque, le poul est en général entre 120 et 130
  • La respiration est rapide
  • Digestion rapide, ils peuvent beaucoup manger mais ne grossissent pas et ont même tendance à perdre du poids
  • Souvent en diarrhée
  • Règles plus fréquentes (tous les 20 jours)
  • La température du corps est plus chaude que la normale
  • Ils ont tendance à préférer les climats froids et quand il fait très chaud ils ne supportent pas bien la chaleur

Quelle Yogathérapie pour l’hyperthyroïdie ?

Toutes les fonctions du métabolisme sont au maximum donc aller dans le sens inverse pour la pratique de yoga. But de la pratique : détendre tous les vayus.

Dans d’idéal, on s’allonge sur le dos avec un bandeau sur les yeux et un coussin sous les genoux pour bien déposer le bas du dos au sol. Les respirations sont allongées : longue inspire et longue expire mais attention l’inspire n’est jamais plus longue que l’expire. On privilégie les postures en statique avec du chant, le but étant de détendre les 5 vayus (5 zones du corps), il ne faut surtout pas augmenter la fréquence cardiaque.

Voici un exemple de pratique avec des postures en statique :

Parfois certaines personnes ont à la fois les symptômes de l’hypothyroïdie et de l’hyperthyroïdie. Il faut donc proposer une pratique au cas par cas.

Je rappelle qu’en aucun cas la séance de yogathérapie se substitue à la consultation médicale chez le médecin. C’est un accompagnement complémentaire et comme chaque personne est unique chaque pratique sera unique.

Je vous accueille à mon studio pour une consultation yogathérapie, me contacter ici. Tarif de la consultation (1h30 à 2h pour un premier bilan complet : 60 euros)

Accéder au planning des cours en semaine

Pour être informé sur les ateliers yoga, les événements yoga proposés, l’article mensuel yogathérapie, les recettes de cuisine, etc.… je vous propose de vous abonner à la Newsletter mensuelle

Pour recevoir les audios Yoga Nidra, les méditations et les vidéos Yogathérapie Abonnez-vous à ma chaîne Youtube

MA RECETTE DU DHAL

Je suis heureuse de partager avec toi cette recette que j’ai apprise en Inde, elle est simple à réaliser je trouve. La base du dahl est d’utiliser des lentilles corail (orange).

Ensuite tu peux rajouter plusieurs ingrédients différents selon tes goûts.

Liste des ingrédients de base pour 4-6 personnes :

½ bol de lentilles corail

1 bol de courgettes coupées

1 bol d’aubergines coupées

1 petit bol de poivrons coupés

1 petit bol de tomates

1 petit bol de concombre coupés

1 petit bol de carottes coupées

1 peu de sel

Personnellement je mets les légumes de saison que j’ai à ma disposition. Tu peux par exemple rajouter de l’oignon ou d’autres légumes comme du choux fleur, des haricots verts etc.

Les épices :

Comme expliqué dans ma vidéo, j’utilise déjà un mélange tout fait acheté en Inde (Sambar powder).

Tu peux aussi utiliser les épices suivantes à la place (selon vos goûts). Pour un plat de 6-8 personnes, les épices représentent toutes ensemble environ 1 à 2 cuillères à soupe. Tout dépend si tu aimes épicé ou pas.

  • Garam Massala
  • Cumin
  • Curcuma
  • Gingembre
  • Coriande
  • Graine de moutarde
  • Ail
  • Funegrec

Vers la fin de la cuisson je rajoute le ghee (beurre clarifié : 1 à 2 càs), sinon tu peux rajouter à la place une huile végétale résistante à la chaleur (huile de sésame ou huile de tournesol par exemple).

Regardes la vidéo c’est simple!

N’hésites pas à me poser tes questions en commentaires, je me ferai un plaisir de te répondre si je peux t’aider.

Accéder au planning des cours en semaine

Pour être informé sur les ateliers yoga, les événements yoga proposés, l’article mensuel yogathérapie, les recettes de cuisine, etc.… je vous propose de vous abonner à la Newsletter mensuelle

Pour recevoir les audios Yoga Nidra, les méditations et les vidéos Yogathérapie Abonnez-vous à ma chaîne Youtube

LA YOGATHERAPIE POUR L’HYPERTENSION

L’hypertension artérielle (HTA) arrive lorsque le coeur pompe davantage le sang pour irriguer au mieux le corps. Il n’y a pas vraiment de symptômes à part des maux de tête et des vertiges dans certains cas. On parle de maladie silencieuse car certaines personnes ne savent même pas qu’elles font de l’hypertension.

Plus que la maladie elle-même, ce sont les complications qui sont graves. S’il y a un côté héréditaire, il faut faire attention aux facteurs aggravants, voici la liste des facteurs aggravants qui vont amener des complications de l’HTA :

  • Le surpoids, le stress, le diabète, la cigarette, l’alcool, la vie sédentaire, le cholestérol

Les conséquences de l’hypertension :

L’hypertension peut provoquer la formation d’athérome ( Un athérome est un dépôt par accumulation de différents éléments – graisse, sang, tissu fibreux, dépôt calcaire – sur une partie de la paroi interne d’une artère). Ces athéromes se forment plutôt dans les artères de taille moyenne, pas les grosses. L’athérome se forme souvent dans les artères des organes cibles (cerveau, les yeux, le coeur et les reins). Il y a alors un ralenti de la circulation du sang qui passe moins bien dans les artères, le coeur doit alors pomper davantage, ce qui crée un cercle vicieux (l’hypertension peux provoquer les athéromes et les athéromes peuvent aussi provoquer l’hypertension). Mais on peut très bien avoir un athérome même si on ne fait pas d’hypertension artérielle (hérédité, diabète et tous les facteurs aggravants cités ci-dessus).

Les complications : lorsqu’une partie de l’athérome se détache du vaisseau sanguin, il flotte et vient boucher un autre vaisseau plus petit qui nourrissait une partie de l’organe, d’où par exemple : l’infarctus, la crise cardiaque, l’angine de poitrine, l’AVC avec paralysie, l’AIT, la perte de vue, sang dans les reins…

Comment éviter la formation d’athérome? Une alimentaire équilibrée, un bon style de vie avec de l’exercice physique régulier adaptée à la personne (yoga, marche, natation etc). Le stress provoque des spams dans les vaisseaux sanguins et cela obstrue les vaisseaux. Lorsqu’une personne a un ventre trop gros, il est plus difficile de faire la bonne respiration ventrale, le diaphragme ne peut pas bouger correctement donc une moins bonne oxygénation des poumons et le coeur doit donc pomper davantage pour avoir le sang oxygéné.

Les capacités de réserve du corps humain : Même si une artère est bouchée, il existe d’autres passages qui vont s’ouvrir que l’on pourrait appeler des ponts naturels :

Ainsi, certaines personnes vivent une vie presque normale grâce à ces passages qui étaient déjà là mais qui n’étaient pas utilisés avant. En chirurgie, on va greffer d’autres veines (pontage chirurgical), on pose aussi des stents pour dissoudre l’athérome :

Quelle Yogathérapie pour l’hypertension artérielle?

En Yogathérapie, nous ne remplaçons pas le médecin donc c’est avec lui qu’il faut gérer la prise des médicaments. Nous aidons le patient en parallèle, et si le médecin voit les résultats s’améliorer alors il décidera s’il peut ou non diminuer ou stopper un traitement.

1) Réduire les facteurs aggravants :

Vihara (style de vie) : Faire de l’exercice tous les jours (marcher, nager, yoga …) et limiter le stress.

Ahara : la nourriture. Se nourrir d’une alimentation appropriée et en modération. On devrait ne manger que lorsque l’on a faim. Augmenter la qualité de la nourriture : diminuer le sel, l’huile frit, les mauvais gras tels que le beurre et le fromage, modérer les féculents.

Faire de temps en temps un jeûne pour détoxifier le corps (sauf femmes enceintes)

Réduire les facteurs aggravants cités auparavant

2) protéger les organes cibles :

Si la qualité des vaisseaux n’est pas bonne (surtout au niveau du cerveau et des yeux), il faut éviter toutes les postures d’inversion et les flexions avant qui pressent et sollicitent davantage les organes. Il faut des postures où le diaphragme n’est pas compressé et peut bouger naturellement.

Postures à éviter (exemples de postures d’inversion) :

SARVANGASANA : la chandelle

ADHO MUKHA SVANASANA : chien tête en bas

VIPARITA KARANI : la demi-chandelle

Postures conseillées :

UTTANASANA adapté (debout les mains aux pieds) : pour ne pas compresser le coeur, on ne fera pas la posture classique c’est à dire que l’on ne descendra les mains que vers les genoux et pas vers les pieds. la fonction de la posture est toujours là, on ne se préoccupe pas de la forme exacte de la posture :

URDHVA PRASARITA PADASANA : posture à faire avec des mouvements de chevilles pour stimuler la circulation sanguine dans les jambes.

3. Rétentions poumons pleins et bras ouverts :

C’est très bon pour le coeur. Les longues inspires, les rétentions poumons pleins et l’ouverture des bras vont libérer le coeur et favoriser l’ouverture ce cette zone qui très souvent est pressée et fermée. Pendant AK (Antar Kumbhaka, rétention poumons pleins), il ne faut pas forcer et trop contracter, cela doit se faire en douceur et être juste pour votre système respiratoire. On pratiquera avec des mouvements d’ouverture des bras sans forcer. Le principe est le suivant : j’inspire, j’ouvre les bras puis un petit temps de rétention poumons pleins sans bouger, puis expire et je rabaisse les bras.

4. Maintenir et diminuer la pression cardiaque

Savasana est la meilleure posture. Il ne faut aucune pression sur le coeur donc on évite aussi toutes les postures sur le ventre tels que shalabasana (la sauterelle) et bujanghasana (le cobra)

Pour le pranayama, on privilégiera une longue expiration aussi (recaka), me consulter pour avoir la pratique détaillée.

Pour le pranayama, dans tous les cas il faut rester dans le confort, pas de compétition avec soi-même, ne pas aller au delà du niveau confortable : ahimsa (la non violence avec soi-même et son corps).

La pratique du soir est très importante pour destresser le corps physique, physiologique et psychologique. On priviligiera la diminution des tensions dans la nuque et le haut des épaules, l’ouverture d’anahata (chakra du coeur) pour diminuer le stress physiologique. Longues inspir + chants et bhavana.

5. Comment travailler sur la pathologie de la formation de l’athérome?

Selon l’ayurveda (médecine indienne), l’athérome est dû à un problème d’ama (accumulation de toxines dans le corps). Ama s’accumule dans apana car samana ne fonctionne pas normalement, il faut développer agni (le feu digestif) et donc stimuler apana et samana vayu.

Conclusion : la yogathérapie combinera ces 5 points dans la pratique proposée selon la personne et ses éventuelles autres pathologies.

Accéder au planning des cours en semaine

Pour être informé sur les ateliers yoga, les événements yoga proposés, l’article mensuel yogathérapie, les recettes de cuisine, etc.… je vous propose de vous abonner à la Newsletter mensuelle

Pour recevoir les audios Yoga Nidra, les méditations et les vidéos Yogathérapie Abonnez-vous à ma chaîne Youtube